Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 06:40

 

 

la_lecture_-_picasso1.jpgLa Lecture, de Picasso


 


Que votre inconscient associe la notion de "classique" à quelque chose de rébarbatif ou au contraire à un gage de valeur, en avez-vous lu un qui vous ait marqué positivement et dont vous souhaiteriez partager le titre?

Bref, y a t-il un classique que vous aimeriez citer pour convaincre les plus  récalcitrants de ne pas les fuir en courant?!

 

 

 

Nadine M.:  

Alors les vieux souvenirs refont surface avec ta question. Ce qui était obligatoire dans les livres à étudier et que j'ai vraiment aimé sont: La religieuse de Diderot et Une vie de Maupassant.
Je crois bien les avoir relus 2 fois chacun mais beaucoup plus tard et avec un autre œil sur la vie, ces 2 bouquins n'avaient pas pris une ride dans ma tête!!!

   

 

 


Audrey:  

J'adore les classiques! Tout d'abord, il faut lire ou relire Racine si l'on adore les bonnes séries américaines. Car c'est lui, en quelques sortes, qui a créé les sopas opéras, avec en prime, des vers d'une beauté qui s'accroche à notre mémoire. Il sait mêler la langue et la tragédie, le suspens et le déchaînement des passions. Bref, du grand art, même s'il est souvent critiqué et qu'on lui préfère Shakespaeare de nos jours.


Ensuite, il y a Balzac. On peut commencer avec Eugénie Grandet, petit bouquin qui donne un vrai plaisir à découvrir les moeurs de l'époque et surtout, qui laisse penser que tout être change au cours de sa vie, de par ses choix et ses rencontres, et que rien n'est acquis.

Enfin, je crois que j'aime les classiques car on plonge avec eux dans un monde foisonnant de personnages extraordinaires et en même temps si ordinaires, dans un monde si vieux et à la fois si actuel. Ces livres-là sont hors du temps, et c'est pour cela que ce sont des classiques!

 

 


 

Ania:  

J'associerais le terme "classique" en littérature à un gage de valeur, la valeur unanimement reconnue. Les classiques font pour moi partie du patrimoine culturel, mondial ou national.

Ado, ayant trouvé un jour la liste de lecture scolaire pas trop exhaustive, je me suis dit: "Allez, maintenant, il faut lire un peu les classiques".

Ainsi j'ai survolé Moscou avec le chat Béhémot en lisant Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov. J'avoue que je n'ai pas un souvenir très net de ce livre, je serais incapable de raconter l'histoire mais je me souviens que j'avais adoré ce bouquin, qu'il avait quelque chose de magique...

En théâtre, ça serait Ionesco avec Cantatrice chauve, j'adooooore!

Et enfin, quelques classiques de mon enfance: 

Tove Jansson et ses livres sur les petits trolls 

Astrid Lindgren avec sa Pipi Langstrump (Fifi Brindacier) et Les enfants de Bullerby.

Puis la série de Marry Poppins et Lucy Maud Montgomery avec ses livres sur Anne ...

Allez, je file replonger dans Karolcia, un livre de mon enfance que je suis en train de lire à ma pitchounette:)

 

Je compléterai ma liste avec quelques noms et quelques titres :

-          Dostoievski,  Crime et chatiment.

-          Steinbeck, Tortilla flat et Des souris et des hommes (en revanche je n'ai jamais réussi à finir Les raisins de la colère...).

-          Márquez, Cent ans de solitude.

-          Cortázar, Bestiario et Historias de cronopios y de famas, La marelle.

-          Orwell, 1984 et La ferme des animaux.

-          Duras, L'Amant, bien évidemment!

-          Maria Remarque, L’arc de triomphe.

-          Kundera, L'insoutenable légèreté de l'être, Plaisanterie et Risibles amours.

-          Gombrowicz, Ferdydurke.

-          Kapuściński, un grand classique polonais de la  littérature journalistique ou du journalisme littéraire...

 


 

Nicolas:

En ce qui me concerne, j'ai toujours eu du mal avec la lecture forcée. Je n'ai donc lu en entier aucun bouquin des programmes scolaires. Sauf, et ce fut un des seul, 20000 lieues sous les mers, en 4ème. Un pavé pourtant mais je me souviens avoir adoré. Le charisme du Capitaine Némo, l'aventure de l'exploration, le Nautilus, prouesse technologique, les monstres merveilleux, le tour du monde... Tout y est et malgré le fait que ce roman ait été écrit à la fin du 19ème, j'ai le souvenir d'une histoire finalement très moderne.

Je n'avais que 14 ans et je suis donc passé à côté de la part politique du roman. Raison de plus pour le relire, tiens.

 

 

 


 Martine V.:

J’avais bien envisagé de répondre à cette invitation aux “classiques favoris” (ça me rappelle aussi mes premières années de piano) ...  mais je ne sais plus trop quel sens donner à “classique”. Mais je vais quand même essayer de répondre à ce rappel.

Si la littérature étrangère est acceptée ... un classique évident :

Pride and Préjudice (Orgueil et préjugés), de Jane Austen, bien sûr !

Après quoi, ce sont plutôt des classiques ... en voie de classification classique.

Quartet in Autumn (Quatuor d'automne), de Barbara Pym, mais publié en 1977, donc peut-être pas encore un classique, quoi que méritant la qualification  (qui n’est pas du tout péjorative pour moi). Deux universitaires historiens et biographes, Lord David Cecil et Philip Larkin, la désignent comme l'écrivain le plus sous-estimé du siècle.

Et un auteur français (quand même) : La vie mode d’emploi, de Georges Pérec, peut-être pas encore tout à fait un classique, publié en 1978, mais Prix Médicis.

 

 


Noëmie:

            Ce n’est guère original, mais c’est l’incroyable professeur de français que j’ai eu en 1ère, madame Houdon, qui m’a fait découvrir la beauté des classiques et qui m’a appris à les apprivoiser.

Tout à commencer avec Lorenzaccio de Musset (même si par la suite, ce sont les autres œuvres de Musset qui m’ont le plus transportée), s’est poursuivi avec Madame Bovary de Flaubertet puis par mes propres choix, une fois que je n’ai plus eu peur de me lancer dans la découverte de ces livres qu’il n’est jamais très « cool » de lire, quand on est au lycée…

            Mon auteur « classique » favori reste Zola, pour son écriture addictive et son engagement humain magnifique, qui le conduisait au fond des mines comme dans les petits salons bourgeois, pour TOUT connaître, chaque frange de la société, savoir de quel bois était faite son époque et pouvoir en parler en connaissance de cause.

            En littérature étrangère, mes chouchous sont :

-        - Tolstoï et sa sublime Anna Karénine,

-        - Zweig, avec La Confusion de sentiments, Lettre d’une inconnue et La nuit fantastique. Des nouvelles-fleur de peau, d’une poésie et d’une sensibilité à vous couper le souffle…

-        - Wilkie Collins (Sans nom, Armadale, La Dame en Blanc sont mes trois grands favoris), Charles Dickens (Les Grandes Espérances et Dumbey et fils, principalement) et Jane Austen (avec Raison et Sentiment, et Emma) pour l’Angleterre,

-          - Et puis toute l’œuvre de Shakespeare, l’auteur dont j’emporterais les livres si je devais m'exiler sur une île déserte, pour y puiser tout le concentré du monde et de la vie...

     

 

 

      

Anne G.:

Les classiques ? Pour moi, point de romans ou de pièces de théâtre, de mots savants ou alambiqués mais A B C D E F G sharp flat ou en meilleur français la si do ré mi fa sol dièse bémol, seulement 8 mots avec lesquels on a fait des chefs d'œuvres, des petits ronds blancs ou noirs ou des petits carrés aussi  d'ailleurs.
Les écouter
Les jouer
Les chanter
Oui dans ces œuvres, écrites depuis des siècles, il y a des classiques.
Même dans des œuvres écrites au XXè siècle, il y a des classiques.
Quand on les lit, quand on les joue avec son corps, ses doigts, son souffle, sa voix, quand on chante seul  mais surtout quand soudainement on a la chance de chanter à plusieurs, 2, 4, 10, 20, 150... Ça vibre, là et là. Le souffle de l'autre, l'énergie de l'autre vous emplit et amplifie les vôtres. Sensation intime, forte, jubilatoire.
Récemment, les classiques qui m'ont ainsi transportée :
Ave Verum de Mozart, chanté à l'Institut Goethe,
Carmina Burana, chanté à l'Opéra de Hanoï 
http://www.youtube.com/watch?v=rv49Y8J4-eY
Et parmi mes œuvres fétiches : les cantates de Bach, la passion selon Saint Jean, la passion selon Saint Mathieu, toutes deux de Bach, le clavecin bien tempéré (du même) et Ariodante de Haendel.
http://www.youtube.com/watch?v=6TgQy1qzxfQ
Ou beaucoup plus récent, le crescendo dans la symphonie n°3 de Gorecki, Symphony of sorrowful songs  près de 20 minutes de crescendo .....
http://www.youtube.com/watch?v=SV2P35Rj61A
Bref, les classiques parlent à mon corps, à ma tête, à mon cœur.
 

 



 

 

 


 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by noëmie-joyaux
commenter cet article

commentaires