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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 15:13

 

 

 

bonheur.jpg

 

 

Pour vous, le bonheur c'est...

 

 

 

 

 

Ania:

Le bonheur

 

Dans le chuchotement des feuilles mortes

Sous les pieds

Qui piétonnent

Dans le rire d'un enfant

sous la pluie

qui résonne

Dans son regard

curieux

Sur ce monde fabuleux

 

Dans un brin de vent glacial

sous un soleil brillant

Et dans les retrouvailles

avec ceux qu'on aime tant

 

Dans la sérénité des cimetières

Et la joie d'être sur terre

Dans une balade à vélo

au milieu des rizières

Dans la fatigue et le repos

Une balade à moto

Dans

Aimer et être aimée

Donner

Par-Donner

Ecouter

Et chanter

Enseigner

Partager

 

Dans une nouvelle recette

bien assaisonnée

Ou un champignon

déniché au milieu de la forêt

 

dans le sourire de mon aimé

 

Dans tous ces petits moments

Furtifs ou éphémères

Que j'essaie de saisir

Avec succès

J'espère...

 

 

 

Nicolas:

Ceci n'est pas exhaustif, mais quand je pense au bonheur, je pense à la folie. A la folie douce, celle qui n'est pas souffrance. Je crois que c'est parce que pour moi, elle est synonyme de liberté. Celle de s'autoriser, sans même être bourré (surtout sans être bourré), à faire un "truc n'imp'" qui ne prête à aucune autre conséquence que celle de se poiler un bon coup: bouffer dans les poubelle du Quick à trois heure du mat', faire de la luge comme des cons dans les rues de Poitiers alors qu'on a 25 ans bien tassés, courir en faisant des bonds de géant dans une rue en descente, se faire passer pour un handicapé mental dans les rues de La Rochelle, sauter à plat ventre derrière les bagnoles en gueulant au gens "Planquez vous, ils arrivent!", faire le tour de la place d'arme en string en gueulant "A poil!", modeler des bites en neige sur le capot des bagnoles, tracer avec des potes à l'île d'Oléron un 15 août et passer la journée dans les bouchons à écouter de la zik à donf', piquer les appareils photos (argentiques...) qui trainent pour se photographier la raie du cul... Rien de bien méchant, ni même de si original que ça si ce n'est que ce qui relie ces expériences, c'est la spontanéité, celle qui nous autorise à nous prendre pour des gosses.

 

 


Amandine : 

Ce qui me rend heureuse... quand je réfléchis, ce qui revient le plus dans ma façon de voir le bonheur, c'est de voir qu'il est souvent rattaché à l'expectative : les moments où je suis le plus heureuse sont souvent ceux où j'attends, où je sais que quelque chose va arriver. Cette espèce d'excitation, de douce rêverie, le fait de savoir que tout est encore à venir et que rien n'est encore "consommé". En général d'ailleurs, je suis persuadée qu'obtenir tout ce qu'on veut ne rend pas du tout heureux, bien au contraire puisque ça nous empêche de désirer les choses. Voilà, en gros, pour moi, le bonheur, c'est le désir et l'envie. Obtenir ce qu'on veut, des fois c'est bien (attention ! Je ne dis pas le contraire !) , mais d'autres fois on se rend compte qu'on préférait nettement l'idée de l'obtenir un jour.
Après, il y a d'autres petites choses qui me rendent heureuse : je crois qu'en premier vient le rire. C'est une façon de lâcher prise, de s'abandonner, et ça reste une des choses qui nous rattachent à l'enfant qui est en nous, et je le dis haut et fort: non, il n'y a aucune honte à avoir une âme d'enfant, c'est plutôt être vieux avant l'âge qui est triste ! Et c'est pour moi une autre recette infaillible du bonheur : s'étonner, être curieux de tout, admettre qu'on peut changer, accepter d'être naïf, s'amuser d'un rien, être simplement instinctif.
Voilà, ma philosophie du bonheur c'est ça : le désir et l'abandon.

 

 

 

Véronique:

Pour moi, le bonheur n'est pas une projection vers l'avenir. Il demande un apaisement sur le passé et de vivre au présent. Il est un cumul de petits moments heureux et repérés chaque jour, si possible dans le partage, et, encore mieux, avec la personne aimée.

 

 

 

Marie : 

Le Bonheur… les yeux fermés sans réfléchir… la sensation des orteils qui s’enfoncent dans la fraîcheur de l’herbe ; après une ascension éprouvante la libération du sommet et le panorama pour récompense ;  un sourire au réveil… Beaucoup de petits bonheurs, mais si je commence je n’en ferai pas le tour.

Du coup je cherche plus large et là quelque chose se dessine ! Mais oui !  Le Bonheur… le Bonheur… C’est de disserter sur le sujet librement, par choix et sans contrainte de contrôle continu ! La dernière fois, on avait 4 heures top chrono, Monsieur Matignon faisait sa ronde entre les tables, je ne rêvais que de Léonardo et avais suffisamment de problèmes d’adolescente pour trouver des réponses à des questions de vieux grecs…

Du coup le bonheur c’est déjà d’en avoir fini avec tout ça !

Le Bonheur c’est le choix : avoir tous les choix, en prendre la mesure, les faire, les assumer pleinement, en tirer le bon et le mauvais, les refaire, les changer. Quoi de plus grisant et d’heureux que d’avoir le choix.

Le Bonheur c’est aussi la liberté : pouvoir choisir librement. Etre une femme libre et indépendante, dans une société où elle peut choisir ce qu’elle veut faire, être, aimer… (ça, concrètement, c’est de une Chance, dont il faut user pour le Bonheur).

Le bonheur c’est le plaisir, jouir de la vie. Jouir physiquement (bah oui), intellectuellement (entre autres grâces, aux petits défis de notre Noëmie, qui se corsent de plus en plus), jouir émotionnellement aussi en créant les moments qui suscitent l’effervescence du cœur et de l’âme (un spectacle, une expo, un concert qui vous envolent).

Le plus formidable avec le Bonheur c’est que chacun a le sien mais aussi que ça se partage facilement avec les autres.

 

 

 

Anne :

Pour moi le bonheur, c'est de pouvoir faire ce que j'ai envie avec l'homme que j'aime : voyager, me prélasser sur ma terrasse, sentir la douce chaleur du soleil sur ma peau (ce que je regretterais peut être quand j'aurai mon cancer, mais on verra), ou bouquiner près  du poêle à bois en écoutant de la musique, sortir, profiter de ses amis et de la famille.

Bref, ma vie me remplit de bonheurs. 

 

 

 

Priscille : 

Réponse à ta question sur le bonheur… Et quelle question!!!!! Plus facile de l’évoquer autour d’un verre entre amis que par écrit... Ca ramènerait presque au bac de philo et au plaisir de remplir de longues pages de pensées un tantinet organisées!
Pour faire simple et court, clairement, plus le temps passe, plus le bonheur ressemble pour moi à des moments de grâce. Spontanément je pense à des moments simples ou la sérénité aurait une grande place... une sérénité conjuguée à l'esthétique d’un lieu, au charme d’une personnalité humaine, à la poésie de la nature environnante, au plaisir d’être en bonne compagnie... Ajoutez à cela une pointe d’humour, et oui, je crois que me voila heureuse...
Le point essentiel étant aussi d’être disposée à ressentir ou à voir ces choses-là... En être intellectuellement conscient est une chose, être disponible en est une autre sur laquelle je trouve la maitrise plus complexe.
Une phrase de Bénabar, célèbre philosophe du 21eme siècle, fait plutôt écho en moi: " le bonheur, ca se trouve pas en lingot mais en p'tite monnaie". A méditer encore et toujours car peut-être se ferait-on définitivement chier si on avait une réponse toute bouclée a cette quête humaine qui en a travaille plus d’un avant nous...
Ah, et un petit commentaire à propos de cette citation décriée : "L'argent ne fait pas le bonheur"... Oui enfin si un peu quand même, il n’en est peut-être pas une garantie à lui seul mais ça aide, soyons honnêtes. Phrase réservée aux riches inconscients de la condition des gens « normaux » ou en galère... Ca c’est dit!

 

 

Noëmie :

Je n’ai jamais voulu croire au bonheur avec un grand B car cela ressemblerait pour moi à quelque chose de trop grandiloquent, lointain (voire inatteignable, je suis un peu superstitieuse…) et que j’aurai peur de ne pas savoir reconnaître au moment où il se déciderait à pointer le bout de son nez. En même temps, peut-être que je ne crois pas au bonheur avec un grand B parce que je vis déjà entre ses bras, parce que  je fais partie du cercle de chanceux qui sont très heureux et qui ont, en plus, la chance de le savoir…

J’ai toujours cru en revanche au bonheur avec plein de petits « s », celui qu’il faut apprendre à provoquer, à grappiller un peu partout pour s’offrir le maximum de chance de profiter au mieux de cette vie.

J’ai appris à collectionner une foule de petits bonheurs que j’essaye d’essaimer dans mon quotidien pour le rendre plus brillant, plus précieux. Je me rends compte que faire cela passe, pour moi, par beaucoup de petits rituels : les soirées avec mon amoureux ; les sorties entre amis, autour d’un verre et de beaucoup de rires ; et puis aussi des choses plus minuscules, comme mon thé vert du matin, avec ses petites rondelles de gingembre frais ; la lumière qu’apporte au salon le bouquet de fleurs hebdomadaire que j’achète au retour de l’école ; les carrés de chocolat noir des petits dejs du week-end…

Ces rituels sont tout sauf synonymes de train-train pour moi car je cultive à chaque fois le même plaisir lorsqu’ils surviennent et je les guette chaque fois avec la même attente. Ils sont pour moi comme une multitude de petits points de repère sur l’horizon de mes journées et de mes semaines, des temps de bonheur que je sais m’attendre et que je savoure pleinement quand ils sont là.

Car aussi banal que cela soit, je suis convaincue que c’est aussi ça le bonheur : profiter de lui, pleinement, sans rien attendre de plus, en étant juste dans le présent, rien que dans le Présent. Et voilà ! On en revient toujours à ce foutu Carpe Diem ! Mais en même temps, qu’est-ce qu’ils sont sages et beaux, ces deux mots-là…

 

 

 

Tyto Alba :

BONHEURS.... 

Le bonheur a croisé ma route plusieurs fois dans ma vie,  

mais depuis que j’ai appris à le reconnaître, 

nous nous rencontrons très souvent. 

A commencer par mes parents qui étaient heureux de m’avoir pour fille  

et qui me l’ont dit de mille façons ! 

Quand on a reçu un pareil cadeau, on ne peut pas être insensible

aux moments de bonheur que vous donnent ceux que vous aimez.

Le bonheur ça rend heureux

c’est doux

mais parfois ça vous submerge

ça occupe tout l’espace dans votre corps et dans votre tête

ça déborde même.

Ça peut aller jusqu’à la douleur

et ça peut vous faire pleurer

vous faire crier

vous faire danser

vous émouvoir.

Je ne mettrai pas de majuscule à bonheur,

ce sont ceux qui m’en ont donné qui le feront,

car pour moi mettre une majuscule voudrait dire que c’est atteint

donc, fini,

alors que je pense que ça ne fait que commencer.

Le bonheur ne peut exister que grâce à la rencontre avec les autres.

Ce sont des moments vécus ensemble, échangés (fussent-ils en pensées),

partagés, parfois pendant longtemps.

Mon bonheur m’est propre, personnel et très égoïste ;

la preuve :je peux continuer à en ressentir malgré toute la Misère qui m’entoure.

Le bonheur c’est un état « puzzle »

où chaque morceau est lié à un ressenti de plénitude,

à un partage d’émotion

(et je ne sais que c’est un morceau de bonheur qu’en me retournant)

Dans ces morceaux de puzzle rien d’autre ne compte que ce que je suis en train de vivre, que ce qui vient « compléter » ma vie, que ce qui peut m’amener vers une forme de sérénité.

 

 

 

Nadine :

L’abécédaire du bonheur

 

A comme amour, l’amour contribue au bonheur et le bonheur «aimante» l’amour…

B comme bien-être, le bien-être moral et physique me met dans de très bonnes dispositions pour vivre le moment présent et le partager.

C comme curieux, être curieux intellectuellement me rend heureuse, découvrir des choses inconnues, écouter des conversations sur différents sujets sans y prendre part est parfois jubilatoire !!!

D comme douceur, la douceur des mots, la douceur de la peau, la douceur d’un parfum,... que du bonheur !!!

E comme émotion, une rencontre, une lettre qui vous arrive de loin, une parole délicate me provoque des vagues dans le corps, le bonheur est là.

F comme fragrance, l’émotion d’un parfum ne peut qu’engendrer que bonheur et sensualité. Je me souviens enfant quand je traversais le pays grassois en voiture avec mon grand-père, fenêtres ouvertes, l’odeur du mimosa qui à jamais reste là. Et plus tard, la lavande de Provence qui m’accompagne encore aujourd’hui….

G comme Grégory, mon fils, « mon grand » qui est en danger de part sa mission, quand je pense à lui, quand je l’entends, le bonheur est présent et je pleure…

H comme hôtel, rien de plus agréable que d’arriver à l’hôtel dans un endroit méconnu  et  passer du bon temps, pour se reposer et découvrir l’inconnu !!!

I comme Imagination, un vrai bonheur que de s’imaginer les décors et les personnages d’un livre, sentir en soi les vibrations, les sentiments les plus intimes qu’une scène de vie nous inspire…

J comme joie, la joie fait partie du bonheur, c’est une des fenêtres de cette grande maison qui accueille tant de thèmes.

K comme kalium bichromicum, un clin d’œil à l’homéopathie dont ce remède est un de mes préférés quand je ne peux plus respirer et qui me rend mes sens. A chaque guérison, je me dis « quel bonheur » d’être guérie !!!

L comme Laure, ma fille, « ma merveille » qui m’appelle pour me demander des conseils auxquels je dois impérativement répondre puisque je suis sa mère et que forcément je connais tout sur tout, ou... presque ! Le bonheur est réel.

M comme musique,  je sais, je sais mais quand j’écoute Madonna, je suis envahie par ce bonheur intemporel. Il y a 30 ans, j’étais déjà dans le même état !!!

N comme naturel, j’aime les gens naturels, ceux qui restent eux-mêmes, qui n’ont pas peur d’être ridicules en disant une connerie et qui par cette simplicité, méritent qu’on les aime. Je suppose que c’est pour cela que l’on a peu de « vrais » amis. Ces personnes là sont rares et elles sont notre bonheur.

O comme offrir, une petite anecdote. En septembre 2010, j’ai fait la connaissance de nouveaux collègues qui arrivaient au lycée. Une d’entre elle m’a immédiatement touchée de par sa personnalité, ce qu’elle dégageait quand nous échangions. Alors, par le plus pur des hasards, j’ai connu sa date de naissance et je me suis tout de suite inquiétée de lui offrir un petit présent. Un tout petit présent qui lui a fait briller les yeux d’émotions. Ce n’est pas du bonheur ça ?

P comme partager, ce verbe est fort pour sa représentation, il en dit long sur le bonheur

Q comme quinquagénaire, j’ai eu l’immense bonheur de vivre un rêve éveillé pour mes 50 ans. 4 heures de plaisir unique dans un SPA hors du commun. Du bonheur à l’état pur.

R comme rayonnant, le soleil qui se reflète sur la mer ou sur un lac en montagne est magnifiquement beau, voir ces décors est aussi du bonheur.

S comme sourire, le sourire d’un enfant illumine toujours mon cœur, encore un petit bonheur !

T comme thé, j’aime le thé, j’adore le thé en quand j’en bois, le plaisir est là. On associe souvent le plaisir avec le bonheur.

U comme utile, être utile à l’autre est une de mes devises et sans cela le bonheur n’est pas.

V comme Vietnam, ce pays que je connais depuis 8 ans m’a rempli de bonheur et je compte bien continuer comme cela encore longtemps.

W comme week-end, et oui quand on peut s’occuper de soi et faire ce que l’on veut, il est chouette ce bonheur là aussi !!!

X comme « xe may », signifie « moto » en vietnamien, c’est plus facile à trouver un mot avec X comme initiale en vietnamien qu’en français, mais j’adore conduire dans la campagne vietnamienne, rencontrer les minorités et découvrir  leur vie est sans doute encore un bonheur particulier.

Y comme yeux, sans eux, le bonheur serait sans doute différent…

Z comme Zen, je pense qu’être zen peut renforcer le bonheur si on a la capacité de garder en soi des trésors éphémères…

 

 

 

 


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Published by noëmie-joyaux
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